OPCVM BNP Paribas prend la tête du marché français au mois de mars

le 21/04/2011 L'AGEFI Hebdo

Un marché en repli

Ce mois de mars 2011 aura été marqué par de forts mouvements de désinvestissement dans toutes les classes d’actifs sur le marché des OPCVM de droit français. Plus de 14 milliards d’euros ont été retirés, selon les dernières statistiques d’EuroPerformance, dont près de 9 milliards des produits de trésorerie, mais aussi un milliard des fonds obligataires, 1,3 milliard des fonds diversifiés et même 2,4 milliards des fonds actions. En conséquence, le premier trimestre se solde par une baisse de 2 % de ce marché, à 814 milliards. La désaffection des investisseurs pour les produits monétaires se confirme. Les retraits ont atteint près de 12 milliards au cours des trois premiers mois de l’année, après 66 milliards en 2010. A l’inverse, quelques segments de marché résistent bien : les obligations à haut rendement (+33 % depuis le début de l’année), la trésorerie dynamique (+13 %), les actions sectorielles (+11 %) ou les obligations convertibles (+6,5 %).

BNP Paribas portée par le monétaire et les actions

Contre la tendance du mois dernier, la banque de la rue d’Antin a collecté plus de 3 milliards d’euros sur sa gamme de produits de trésorerie (compensant ainsi 2,5 milliards de retraits en février). Elle se distingue aussi avec un bilan positif sur les actions, à 131 millions, après déjà 160 millions en février. Amundi Investment Solutions, la filiale spécialisée dans les ETF (exchange-traded funds) de la coentreprise de Crédit Agricole et Société Générale, lève même 330 millions sur les actions et se place au troisième rang. Pour sa part, Société Générale Gestion, l’entité de gestion d’actifs du réseau Société Générale, décroche la deuxième place grâce à près de 1,2 milliard de collecte sur les produits de trésorerie. Enfin, la Compagnie Financière Edmond de Rothschild, seul acteur indépendant dans le peloton de tête, doit néanmoins cette présence aux produits monétaires également (elle conserve ainsi sa place de 5e d’un mois sur l’autre, même si elle s’appuyait le mois précédent sur les actions).

Les premiers seront les derniers

Très en verve en février, les filiales du Crédit Agricole sont à la peine en mars. Amundi plonge de la première à la dernière place, plombé sans surprise par le monétaire, tandis que BFT (bientôt intégrée dans Amundi) passe du deuxième rang au peloton de queue.

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