OPCVM Amundi, leader sur les fonds de droit français en février

le 24/03/2011 L'AGEFI Hebdo

Retour sur le monétaire

La coentreprise Crédit Agricole-Société Générale a profité d’un retour des investisseurs sur le monétaire en février. Après 66 milliards d’euros de retraits en 2010 sur les OPCVM de trésorerie de droit français, puis encore 6,2 milliards en janvier 2011, ces produits ont reçu 3,4 milliards le mois dernier, selon les statistiques d’EuroPerformance ; les produits obligataires, actions et garantis tombant dans le rouge. Cependant, cela n’empêche pas deux types de fonds d’avoir le vent en poupe depuis le début de l’année : les fonds d’obligations à haut rendement (high yield), avec des encours en hausse de 26 %, et les fonds de trésorerie dynamique (+20 %).

Pour sa part, Amundi collecte ainsi 3 milliards sur ses produits monétaires, des flux qui compensent une décollecte dans les autres catégories. La banque verte est d’ailleurs à la fête, plaçant BFT (en cours d’intégration dans Amundi) au deuxième rang et sa filiale de gestion quantitative, CPR AM, au quatrième, grâce aux OPCVM de trésorerie dans un cas comme dans l’autre. Dans ce contexte, la Compagnie Financière Edmond de Rothschild fait figure d’exception, en levant plus de 150 millions d’euros sur les actions, un segment en décollecte.

Agicam à l’honneur

Par ailleurs, Agicam fait un superbe début d’année avec une place de premier collecteur en janvier (à 800 millions d’euros), puis de troisième en février (à 643 millions), grâce encore une fois au monétaire.

D’inhabituels perdants

En revanche, une fois n’est pas coutume, Carmignac, le leader incontesté de l’année 2010, marque le pas, affichant la cinquième moins bonne performance commerciale du marché le mois dernier, du fait de 368 millions de retraits, après il est vrai 438 millions de collecte en janvier et surtout plus de 16 milliards sur l’ensemble de l’année passée…

De même, Lyxor, le deuxième du classement 2010, perd plus de 700 millions en février, à la suite sans doute d’arbitrages des investisseurs en défaveur des ETF (exchange-traded funds) actions et obligations, qui avaient porté la collecte de la filiale de SG CIB l’année dernière.

Des flux positifs en Europe en janvier

Au niveau européen, le premier mois de l’année s’est soldé par 4 milliard de collecte nette (hors Irlande) sur les Ucits (OPCVM conformes à la directive européenne), d’après les chiffres de l’Efama, dont 9 milliards sur les produits actions, 2 milliards sur l’obligataire et 4 milliards sur le diversifié, le monétaire restant en décollecte à 11 milliards (en France, en janvier, les actions et le diversifié avaient collecté, à l’inverse de l’obligataire et bien sûr du monétaire).

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