OPCVM Agicam s’octroie la tête de classement grâce au monétaire

le 24/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Le monétaire départage gagnants et perdants

Une fois encore, la collecte en produits de trésorerie aura permis aux établissements de gestion de s’octroyer les premières places du classement EuroPerformance relatif aux souscriptions sur les fonds de droit français. Illustration de cette tendance : la première position d’Agicam, avec une collecte sur le mois d’octobre de 827 millions d’euros, entièrement réalisée par des flux sur sa gamme monétaire. L’établissement est suivi par la Macif dont les 720 millions de flux entrants sur ce mois d’octobre ont été le fait, en très grande partie, de souscriptions sur les fonds de trésorerie (715 millions d’euros) et de 6 millions collectés par les OPCVM actions. En troisième position, la filiale de l’assureur transalpin, Generali Investments France, affiche 657 millions d’euros de flux entrants sur le mois dernier, à la faveur là aussi de souscriptions importantes sur ses fonds monétaires. D’ailleurs, Generali Investments France se positionne depuis le début d’année en tête du classement EuroPerformance arrêté à fin octobre, avec plus de 2,1 milliards d’euros engrangés sur les dix premiers mois de l’année, et 2,2 milliards sur les produits monétaires, les autres produits étant en décollecte.

A l’inverse, BNP Paribas tombe à la dernière place de ce classement mensuel. Sa décollecte, de plus de 2,7 milliards, s’explique entre autres par des rachats sur ses OPCVM de trésorerie (-2,3 milliards). Le gestionnaire décollecte sur l’ensemble de ses classes d’actifs à l’exception des fonds diversifiés. Par ailleurs, depuis le début de l’année, la maison de gestion affiche une désinscription globale (en fonds de droit français) de 9,9 milliards. Sur le mois d’octobre, BFT (Banque de Financement et de Trésorerie) subit la même « punition », sanctionné par sa gestion monétaire, ainsi qu’Amundi (décollecte de plus de 1 milliard) qui a connu des flux sortants sur l’ensemble de ses gammes. En résumé, ce marché semble être à une face, avec le monétaire qui propulse de grands collecteurs en tête du classement, et qui fait la mauvaise fortune des derniers du palmarès.

Un marché en trompe-l’œil

De fait, si les OPCVM de droit français affichent un encours en augmentation de 0,6 % sur le mois d’octobre à 732,6 milliards d’euros (hors fonds de gestion alternative), c’est à la faveur de l’effet de marché, la décollecte atteignant 7,23 milliards d’euros.

Plus particulièrement, les fonds monétaires, qui ont longtemps tiré le marché de la gestion collective française, décollectent 2,76 milliards en octobre pour un encours de plus de 318 milliards d’euros, soit une baisse de 7,9 % depuis janvier. Seuls les fonds actions voient leurs encours bondir de 5,6 % en octobre, à 170,7 milliards d’euros, soutenus par un effet de marché de 10,4 milliards d’euros.

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