OPCI grand public, grand oublié ?

le 25/07/2013 L'AGEFI Hebdo

« L’essentiel du marché repose sur le développement des fonds institutionnels, relève avec force Marc Bertrand, directeur général de La Française Real Estate Managers. La transformation des SCPI en OPCI, pourtant prévue dans l’ordonnance de 2005, n’a pas eu lieu. » Un constat à coupler avec celui que les OPCI grand public n’ont pas rencontré leur public ! Plus en détail, l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière) avance, pour la fin 2012, un encours de 28 milliards d’euros pour les 187 OPCI RFA et… 900 millions pour les sept OPCI grand public ayant vu le jour. En cause, un profil hybride qui crée chez le souscripteur particulier un certain trouble. En effet, une poche pouvant représenter jusqu’à 49 % des actifs est composée d'actions, d'OPCVM et autres instruments financiers. L’objectif : assurer une certaine liquidité à l’OPCI. Or c’est cette composante financière qui repousserait un certain nombre d’épargnants attirés par l’investissement dans la pierre. A cela s’ajoutent des difficultés de commercialisation. « Les réseaux de distribution continuent à vendre des parts de SCPI, un véhicule qui fonctionne très bien auprès du grand public », poursuit Marc Bertrand. En somme, pourquoi vendre le nouveau modèle quand l’ancien fonctionne si bien ? Mais aujourd’hui, loger les OPCI dans l’assurance-vie pour atteindre un grand nombre d’investisseurs particuliers semble être porteur de bien des espoirs de développement (lire l'entretien).

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