On vous l'avait bien dit

le 20/09/2012 L'AGEFI Hebdo

Ce n'est pas faute d'avoir prévenu. La taxe dite sur les transactions financières (rappelons que l'idée de base, la taxe Tobin, était planétaire et portait sur les marchés des changes), mise en place sous la présidence Sarkozy (0,1 % sur les cessions d'actions des capitalisations françaises de plus d'un milliard d'euros) et doublée sous la présidence Hollande dans le collectif budgétaire de cet été, est en train de vider le peu de substance qui reste dans le marché parisien. Non seulement elle est contournée par des produits dérivés, des ADR (american dépositary receipts), des CFD (contracts for difference), mais ce contournement ne bénéficie qu'aux grandes banques d'investissement étrangères qui n'oublient pas de remercier au passage l'Etat français. Exclus du jeu, les « petits » courtiers parisiens trouvent un début de parade à cette perte de marché en vendant à leurs clients des titres du DAX ou d'autres places. A Bercy, on rêve toujours et on imagine pouvoir lever 1,6 milliard d'euros avec cette taxe. Fiasco d'une semi-demi-mesure.

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