Omelette aux CDS

le 29/03/2012 L'AGEFI Hebdo

Est-ce la poule qui sort de l’œuf ou l’œuf qui sort de la poule ? Les travaux universitaires se multiplient et rivalisent ces derniers temps pour savoir (et démontrer) si le lien entre les CDS (credit default swaps) et les rendements souverains est ténu ou au contraire inexistant. Les plus finauds coupent la poire en deux sur le mode « p’têt bien qu’oui, p’têt bien qu’non ». Certains organes de presse, d’origine anglo-saxonne faut-il le préciser, n’ont pas ces états d’âme. Ils se font fort de montrer que, depuis décembre, les taux d’intérêt sur les souverains espagnols ont nettement baissé grâce à l’action énergique de la Banque centrale européenne (BCE) et de ses deux LTRO (long terme refinancing operations) à trois ans. Mais, s’empressent-ils d’ajouter, le CDS à 5 ans de l’Espagne est resté au niveau qui était le sien, un signe de mauvais augure.

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