Une offre de fonds encore limitée

le 18/07/2013 L'AGEFI Hebdo

Les premiers fonds globaux investis dans des actions des pays dits frontières ont été lancés avant la crise, mais aujourd’hui leur encours reste limité. Ils pesaient un peu moins de 3 milliards d’euros en Europe, selon les données collectées par Morningstar. Le plus important d’entre eux est le fonds géré par le spécialiste des marchés émergents Mark Mobius, président exécutif

de Templeton Emerging Markets Group (Templeton Frontier Markets Fund) avec 1,7 milliard d’euros à fin juin (lire aussi l’entretien). L’encours moyen des 21 fonds commercialisés en Europe (hors celui de Franklin Templeton) n’est que de 50 millions. En France, seuls six fonds sont enregistrés à la commercialisation dont ceux de Franklin Templeton, le MS INVF Frontier Emerging Markets de Morgan Stanley IM et le Shroder ISF Frontier Markets Equity. La plupart de ces produits affichent de belles performances avec des progressions moyennes de 23 % sur un an et de 14 % depuis janvier (écart entre +28 % et -3 %). A noter que depuis le début de l’année, sept nouveaux fonds ont été autorisés à la commercialisation en Europe sur cette thématique. Mais pour l'instant, le gros du marché se trouve dans des fonds - notamment une large palette d'ETF (exchange-traded funds) - spécialisés dans l'un ou l'autre des pays frontières. Côté dettes, pas de fonds spécifique dédié aux marchés frontières. « Cette thématique est moins développée car les titres sont très peu liquides et offrent peu de marge de manœuvre, souligne Xavier Baraton, responsable mondial de l’investissement sur les marchés de taux chez HSBC GAM. Contrairement aux actions, où il va être possible de parier sur la croissance au travers d’histoires individuelles d’entreprise, l’investissement en dette sur des emprunts souverains est moins diversifiant. »

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