La nouvelle frontière

le 06/01/2011 L'AGEFI Hebdo

La ruée. Les marchés émergents - tant d’actions que de dette -, en particulier des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), ont séduit et convaincu de nombreux investisseurs l’année dernière. Les gérants d’actifs ont même parfois eu des difficultés à investir tous les fonds qui leur étaient alloués. « Pendant combien de temps encore cet argent placé tous azimuts va-t-il rester non intelligent ? », se demande Sébastien Lalevée, gérant, directeur général délégué de Financière Arbevel, qui guette le moment où la sélection des actifs de qualité reprendra le dessus. Dans une démarche de diversification, certains investisseurs élargissent leur univers de placement en se positionnant vers des pays plus risqués, à la frontière des BRIC. Sur ces marchés moins liquides, l’avantage, selon Scott Crawshaw, gérant de Russell Investments, est de « pouvoir exploiter les inefficiences de marchés et d’éviter la corrélation avec les Bourses des pays développés. La volatilité de ces marchés pris dans leur ensemble aussi y est moins importante en raison de la décorrélation des marchés frontières entre eux ». Encore faut-il accéder aux places locales.

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