L’avis de… Michel Haski, responsable de la clientèle institutionnelle pour la région Emea chez bfinance

« La nouveauté, dissocier l’allocation d’actifs de la gestion des risques »

le 12/04/2012 L'AGEFI Hebdo

La gestion diversifiée nouvelle version a opéré une véritable mutation…

Si l’on compare la demande des institutionnels français à celle de nos voisins anglo-saxons, on s’aperçoit que les premiers restent traditionnels dans leur approche.

Cela fait au moins dix ans que les investisseurs britanniques ont abandonné la gestion diversifiée et privilégié des portefeuilles dans lesquels ils allouent des mandats « purs » (actions, taux, devises, immobilier...) et qui autorisent des rebalancements plus fréquents, en ayant recours à des dérivés pour tirer parti d’un contexte de marché changeant.

Quelles sont les demandes des grands investisseurs français ?

Ce qui prévaut désormais, c’est la diversification. On observe dans les fonds et mandats de gestion une dissociation entre l’allocation d’actifs et la gestion des risques. C’est la vraie nouveauté de la gestion diversifiée. Pour ce faire, la nouvelle génération de produits diversifiés est une sorte de fonds flexibles multi-asset (multiclasses d’actifs, NDLR) qui s’appuient sur des expertises très diverses : les matières premières, les devises, les dettes émergentes… En somme, des investissements que les institutionnels ne pourraient pas, pour la plupart d’entre eux, réaliser seuls en direct. De nombreuses maisons de gestion se sont dotées de savoir-faire en interne afin de répondre à cette demande. C’est, entre autres, le cas de Pimco qui, s’il ne dispose pas de compétences en interne, recourt à des ETF (exchange-traded funds). Ce sont des fonds sans contraintes d’allocation pour le gérant, sans référence à un benchmark, et plus ou moins assimilés à des fonds de performance absolue. Ces fonds flexibles multiclasses d’actifs sont néanmoins relativement plus coûteux.

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