Nouveau traité européen : les marchés sceptiques

le 15/12/2011 L'AGEFI Hebdo

« Soft bazooka ». Comme d’habitude avec la gestion de la crise des dettes souveraines, chaque initiative politique est bien accueillie par les marchés financiers avant d’être jugée insuffisante et tardive. Le nouveau traité européen n’échappe pas à la règle et, au lendemain de sa présentation, des tensions sont apparues sur les marchés. Outre le fait que la future architecture européenne se fera sans le Royaume-uni pour cause de défense des intérêts de la City, les contours du futur texte sont encore flous et les points juridiques en suspens nombreux. Du côté des agences de notation, Moody’s a indiqué qu’elle réexaminerait les notes des souverains européens au premier trimestre 2012, le sommet n’ayant pas produit de résultat décisif. S’ajoute le fait que dans plusieurs pays (au moins huit), le nouveau texte devra être soumis à référendum. Enfin, le document qui doit être adopté en mars ne répond pas aux inquiétudes immédiates des investisseurs. A elle seule, l’Italie aura, au cours du premier trimestre 2012, quelque 81 milliards d’euros de tombées de titres publics à refinancer.

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