L'avis de... Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi ETF

« Nous ne voulons pas de produits trop complexes »

le 06/12/2012 L'AGEFI Hebdo

Le marché des ETF (« exchange-traded funds ») s’aventure sur de nouveaux territoires en termes d’innovation. Qu’en est-il chez Amundi ETF ?

C’est un segment de marché en pleine croissance. Il est donc normal d’y voir un foisonnement d’innovations, qui répondent d’ailleurs aux attentes des investisseurs. Lorsque nous avons constitué notre gamme entre 2008 et 2011, un produit sur trois était une nouveauté sur le marché au moment de son lancement. Nous continuons à innover en proposant notamment des trackers couverts contre le risque de change. C’est le cas de l’Amundi ETF S&P 500 EUR Hedged Daily lancé fin 2011, ou de l’ Amundi ETF Topix EUR Hedged Daily que nous venons de commercialiser fin octobre. Ces deux indices standards sont simples, liquides et innovants car ils offrent une couverture de change intégrée sur une base quotidienne. Ainsi, ces innovations répondent bien aux besoins des investisseurs institutionnels, par exemple pour les assureurs dont les nouvelles contraintes réglementaires encouragent une couverture de leur exposition en devises.

Les stratégies actives ont le vent en poupe sur le marché des ETF. Amundi ETF n’est pas présent sur ce segment. Est-ce une démarche volontaire ?

Ces stratégies arrivent en Europe mais ont surtout connu un fort développement aux Etats-Unis, deux marchés très différents en termes de typologie d’investisseurs (80 % d’institutionnels en Europe et 50 % outre-Atlantique, le reste étant des particuliers). Nous souhaitons pour notre part limiter nos innovations à ce qui peut être véritablement fait dans l’enveloppe ETF. Ainsi, il faut que l’indice soit suffisamment lisible. Nous ne voulons pas de produit trop complexe. L’investisseur doit pouvoir comprendre immédiatement ce que le tracker réplique. La liquidité est le second élément sur lequel on ne peut transiger. Avant chaque lancement, nous la testons en analysant les volumes quotidiens dans la durée. Elle doit être proportionnelle à celle du sous-jacent.

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