L'avis de... Didier Davydoff, directeur général de IODS* et directeur de l’Observatoire de l’épargne européenne (OEE)

« Nous fournirons des services additionnels »

le 17/02/2011 L'AGEFI Hebdo

Quel est le modèle économique de IODS ?

Nous commercialiserons l’accès à nos bases de données 5.000 euros pour les universités et 15.000 euros pour les acteurs privés. L’équilibre financier de IODS est prévu dès 2013, avec un chiffre d’affaires qui devrait s’établir autour de 2 millions d’euros. Nous sommes très prudents sur les projections, mais le chiffre d’affaires de Wharton Research Data Services est de 9 millions de dollars, et la demande pour ce service est très forte en Europe. Nous fournirons également des services additionnels comme de la puissance de calcul, la constitution de bases de données sur mesure, de l’ingénierie et de l’hébergement de bases de données, ou la mise à disposition de modules de calcul. Pour faire gagner du temps aux chercheurs, Wharton Research Data Services leur fournit un certain nombre de modules de calculs élémentaires relatifs au coût d’une transaction, à l’impact de marché ou à la valorisation d’options. Nous proposerons également ce type de fonctionnalités.

Quels sont les avantages pour les fournisseurs de données comme pour les entreprises clientes ?

La valorisation d’instruments complexes ou le back testing d’automates de trading nécessitent de très importantes bases de données couvrant une longue période. Seuls les plus gros établissements sont en mesure de fabriquer et de mettre à jour de telles bases de données. La plupart des grandes banques publient des lettres d’information comprenant toute une batterie d’indicateurs macroéconomiques. Le travail relatif à la publication des ces indicateurs peut être mutualisé. Sans parler de constitution de bases de données sur mesure qui les intéressent au premier chef comme les parts de marché sur l’épargne collectée au niveau européen. Quant aux fournisseurs de données, ils seront plutôt soulagés de ne plus avoir affaire à des universitaires très exigeants quant à la qualité des données fournies, ce qui s’avère très chronophage, même si ces universitaires peuvent par la suite être embauchés dans de grands établissements financiers, donc devenir de futurs prescripteurs d’achats de données.

*Insead OEE Data Services

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