L'avis de... Samuel Jaoui, directeur commercial, vice-président de l’entité Financial Market d’Atos Worldline

« Nous avons mobilisé une équipe de 80 personnes »

le 06/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Quelle a été la genèse de la plate-forme UCS ?

En 2007-2008, nous avons décidé de construire une nouvelle plate-forme pour le marché du post-trade (compensation et dépositaires centraux), dont nous savions que les enjeux seraient de plus en plus importants, avec notamment un renforcement de la réglementation. Nous avons mené une réflexion à la fois marketing et stratégique. Au début, nous voulions positionner cette plate-forme uniquement sur les marchés réglementés, puis nous avons décidé de l’étendre aux marchés obligataires, au gré à gré, ainsi qu’aux matières premières. En regardant la situation des acteurs économiques soumis à une forte pression sur les prix, nous sommes arrivés à la conclusion que notre plate-forme devait proposer un coût de possession très bas.

Vous avez donc développé un prototype ?

Après avoir arrêté les choix technologiques basés sur du Linux et MySQL (système open source de base de données relationnelles) et de matériels, des baies SAN Hitachi pour répondre aux contraintes très fortes en termes de sécurité et de réplication de données des chambres de compensation, nous avons développé un prototype que nous avons testé. La plate-forme était capable de tenir une charge correspondant à 100 millions d’opérations simples, sachant qu’aujourd’hui, la charge des marchés actions en Europe est plutôt aux environs de 2 millions par jour. Les technologies que nous avons choisies représentent un investissement initial en termes de compétences à acquérir, mais le rapport coût/performance est très avantageux, et les coûts de développement et de montée en charge demeurent faibles.

Concrètement, qu’a représenté le projet avec LCH.Clearnet SA ?

C’est un important projet qui a totalisé entre 10.000 et 12.000 jours/hommes chez nous après la réalisation du prototype. Nous avons mobilisé une équipe de 80 personnes dirigée par Jean-Claude Farjot, qui a travaillé en étroite collaboration avec les équipes de LCH.Clearnet, dans leurs locaux. C’est cette proximité qui est la clé de la réussite de ce projet compliqué, car isofonctionnel et sans impact sur les clients de LCH.Clearnet, selon leur cahier des charges.

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