Les multigérants alternatifs plus exposés ?

le 17/02/2011 L'AGEFI Hebdo

Sélectionner des fonds pour construire un fonds de fonds consiste à passer à la loupe les caractéristiques de la maison de gestion qui le gère. Avec la crise, les multigérants traditionnels et alternatifs ont été contraints de resserrer leur process de sélection, en raison de l’instabilité d’un certain nombre de sociétés de gestion, et de scruter le contrôle des risques. Pour Olivier Kintgen (photo), directeur général délégué du multigérant alternatif Eraam, « le risque est dans notre ADN (liquidité…, NDLR). Néanmoins, les plus importants ‘hedge funds’ (actifs sous gestion supérieurs à un milliard de dollars, NDLR) possèdent tous leur propre ‘chief risk officer’. Par ailleurs, même si les fonds offshore sont moins régulés que les OPCVM, tous disposent d’un ‘board’ (conseil d’administration) qui décide de la valorisation des sous-jacents et dont l’intérêt est celui des investisseurs. » Et si certains véhicules de crédit, particulièrement concernés par la problématique de prix de leurs sous-jacents, pouvaient utiliser des prête-noms en lieu et place du conseil d’administration, « nous mettons la pression pour que des personnalités expertes et reconnues y soient représentées, plutôt que des mandataires professionnels qui font de leur présence dans les ‘boards’ un métier », affirme Olivier Kintgen.

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