Le modèle des gestions à l'épreuve de la crise

le 01/03/2012 L'AGEFI Hebdo

Boutiques. La gestion d’actifs des groupes bancaires français n’est pas à la fête. Bien sûr, l’impact des marchés se traduit dans l’évolution des encours entre 2010 et 2011: -11,9 % chez PNB Paribas, -7 % chez Amundi (filiale de Crédit Agricole et Société Générale), tandis que Natixis Asset Management (AM) constate une légère progression. Mais il y a aussi des éléments de flux qui reflètent la structure de chacun. Natixis (BPCE) s’en sort grâce à sa plate-forme de distribution internationale Natixis Global AM : 17 milliards de dollars collectés en 2011 aux Etats-Unis et en Asie. Si BNP Paribas profite de flux positifs en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient, cela ne compense pas les retraits en zone euro et l’impact des changements réglementaires. Amundi fait le même constat avec une décollecte qui « se concentre sur la France et les produits monétaires originés par les réseaux, ainsi que sur les grands ‘corporates’ du fait de l’arbitrage vers les produits bilanciels », explique sa maison mère. Voilà qui justifie que les deux maisons entendent redoubler d’efforts sur la clientèle d’institutionnels.

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