Mieux vaut réfléchir avant de mystifier la reine

le 20/12/2012 L'AGEFI Hebdo

Au milieu des lingots d’or de la Banque d’Angleterre, la démarche assurée, la reine Elizabeth peut laisser libre cours à son persiflage en ce 13 décembre. Entourée d’hommes raisonnablement rigidifiés par le respect dû à sa présence, elle s’est interrogée à voix haute sur le rôle des autorités de régulation qui n’avaient pas vu venir la crise de 2008. « Ont-elles eu suffisamment de moyens ? » a-t-elle demandé avec finesse. Les responsables du vénérable établissement se sont alors sentis obligés de livrer quelques explications techniques qui n’ont pas désarçonné celle qui est née trois ans avant la crise de 29. Admettant que l’art de la prévision est un peu difficile dans la finance, elle a évoqué sur un ton poliment interrogatif la « négligence » de ses acteurs. Avant de signer ce qui devait être un livre d’or, la reine a conclu en reposant le stylo : « Cela ne s’améliore pas ». A chacun de deviner s’il s’agissait de son écriture ou de la situation économique.

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