Mécanismes de protection sophistiqués

le 15/11/2012 L'AGEFI Hebdo

Depuis dix ans, les émetteurs d’obligations convertibles ont généralisé les clauses protégeant les porteurs de ces titres. Ainsi, en cas de dividende exceptionnel, la documentation prévoit de plus en plus souvent un ajustement de la parité de conversion (avec 1 obligation convertible pour 1,2 action au lieu de 1 par exemple) afin de protéger partiellement ou complètement l’investisseur-détenteur d’options non bénéficiaires, qui ne connaissait pas ce risque à l’avance et mérite donc une compensation.

Surtout, les obligations convertibles peuvent désormais être jouées sous l’angle des fusions-acquisitions car les titres émis depuis trois ans sont généralement dotés de protections liées à la perte induite de la prime de conversion, voire à une perte de qualité de crédit liée à l’opération. La clause la plus simple est le « put » au porteur, option qui permet alors à l’investisseur de demander son remboursement au pair avant l’échéance, et de réaliser des gains appréciables en cas de changement de contrôle après une baisse de l’action - régulièrement de 2 fois supérieurs à ceux des actionnaires malgré la prime d’OPA. Des clauses de protection plus complexes renvoient à une augmentation du ratio de conversion selon un amortissement linéaire ou, éventuellement par seuils. Ces clauses sont généralement plus favorables pour des convertibles qui traitent au-dessus du pair avec une prime de conversion faible. « Les deux types de clauses peuvent alors être un véritable ‘accélérateur de la convexité’ », rappelle Jean-Edouard Reymond, directeur général d’UBI.

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