Mea culpa

le 13/02/2014 L'AGEFI Hebdo

Après le Fonds monétaire international (FMI), qui reconnaissait à l’automne 2011 avoir sous-estimé l’impact des multiplicateurs budgétaires sur les économies européennes, c’est au tour de l’OCDE d’admettre que les modèles macroéconomiques existant à l’époque de la crise financière ont échoué à prévoir l’intensité de ses répercussions sur l’ensemble de l’économie. Après s’être fait, pendant des années, les chantres de la mondialisation, de l’ouverture et de l’efficience des marchés financiers, les économistes de l’OCDE reconnaissent tout simplement qu’ils ne prenaient pas en compte les marchés de capitaux et le système bancaire dans leurs modèles. Ils n’ont pas su prévoir « que les pénuries de fonds propres des banques et le rationnement du crédit se répercutent sur l’évolution de la situation macroéconomique ». Dénoncer l’absence d’adaptation et le refus de réformes des autres est une chose aisée, le faire soi-même est plus compliqué.

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