Matières premières, la financiarisation

le 07/04/2011 L'AGEFI Hebdo

La demande de la part des institutionnels pour investir en matières premières est croissante. Confronté à des requêtes de plus en plus fréquentes, Franck Nicolas, directeur de l’allocation globale chez Natixis AM, précise que cette « classe d’actifs, qui peut servir à se diversifier, peut représenter de 10 % à 30 % de la poche risquée d’un portefeuille, elle-même variable selon l’appétit pour le risque d’un investisseur ». Attention toutefois, « les matières premières ne délivrent pas de revenus… le gain en capital est le seul rendement. Ensuite, les coûts opérationnels liés à leur achat doivent être pris en compte ». Franck Nicolas ajoute que si la montée des prix des matières premières est une tendance de fond, « leur consommation est cyclique ». Une correction n’est donc jamais exclue. D’autant plus que le développement de leur financiarisation, qui gomme de plus en plus leurs disparités sectorielles, facilite l’apparition de primes spéculatives.

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