MARCHES BOURSIERS Chi-X finalise la plus belle progression en 2010

le 03/02/2011 L'AGEFI Hebdo

Chi-X, premier en cumul sur les indices

Avec 7.684 milliards d’euros d’échanges sur les trois principaux indices (FTSE 100, DAX 30 et CAC 40), les volumes sur les marchés actions européens ont progressé de 32 % en 2010. C’est l’un des premiers constats de notre classement réalisé à partir des données Fidessa Fragmentation Index/Fidessa Fragulator. Cet outil, qui permet de reconstituer par lieux d’échanges les transactions passées sur un titre donné, nous permet aussi de conclure que l’opérateur Chi-X a pleinement profité de la « fragmentation des marchés » depuis la mise en place de la directive Marchés d’instruments financiers. La plate-forme de négociation alternative (MTF) détient entre 9 % et 15 % de part de marché selon les indices, et même entre 17 % et 26 % si l’on observe seulement les échanges « transparents » - sachant que les marchés « opaques » passent d’environ 40 % à plus de 45 % du total. Si les plates-formes « traditionnelles » conservent un peu d’avance sur l’indice paneuropéen EuroStoxx 50, elles sont pour la première fois dépassées lorsqu’on cumule les données sur les trois indices principaux précités. Présent sur tous les indices, Chi-X vient d’annoncer 1.590 milliards d’euros d’échanges au niveau paneuropéen pour 2010, contre 1.548 milliards pour Euronext et 2.200 milliards pour tout le groupe London Stock Exchange (LSE plus Turquoise).

Opacité accrue

Sur le FTSE 100, le LSE passe en un an de 41 % à 32 % de part de marché, au bénéfice de Chi-X et Bats Europe (en négociations exclusives pour racheter Chi-X), voire Turquoise sur le second semestre. Lesdark pools, bien que toujours « confidentiels », y multiplient leur activité par plus de 2. L’analyse sur le DAX 30 montre un marché allemand un peu plus équilibré, avec Xetra-Deutsche Börse comme plate-forme nationale plus résistante, et surtout une baisse de l’OTC (over-the-counter, de gré à gré) passé de 49 % à 33 % de part de marché entre le premier et le second semestre. Un phénomène inverse à celui vécu sur le CAC 40 où, malgré ses efforts, Euronext a beaucoup souffert fin 2010 d’une opacité accrue.

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