Main basse

le 18/04/2013 L'AGEFI Hebdo

Comme leur nom l'indique, ils sont obligatoires et donc nous n'y échapperons pas. C'est une spécialité française : les prélèvements obligatoires (PO) ont toujours été élevés. Nous le devons au fait que le pays est centralisé et surtout à la notion de puissance publique qui prend tout son sens avec les PO. En 2012, le taux de prélèvements rapportés au PIB était de 44,9 %, ce qui constituait un record historique. L'an prochain, avec les hausse d'impôts programmées et celle de la TVA prévue début 2014, ce record sera battu pour atteindre 46,5 %. La Suède a montré au cours des années 90 qu'il y a une limite à la toute-puissance de l'Etat quand il lève l'impôt, un moment où cette toute-puissance témoigne de l'impuissance politique ; c'est lorsque la croissance finit par s'évaporer et l'assiette fiscale avec elle.

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