Londres envisagerait de dénationaliser ses banques

le 03/05/2012 L'AGEFI Hebdo

Actif sur les fronts monétaire et économique, le Royaume-Uni s’efforce aussi actuellement de réduire la présence de l’Etat dans ses banques nationalisées. Selon des informations diffusées par la BBC fin mars, Londres évaluerait actuellement la possibilité de vendre à Abu Dhabi entre 10 % et un tiers du capital de RBS, la banque britannique détenue à hauteur de 82 % par l’Etat après une injection de 45 milliards de livres au plus fort de la crise financière. « Sur le fond, cette hypothèse signifie seulement que le gouvernement a trouvé un moyen de sortir de cet investissement pour récupérer des liquidités, estime Peter Hahn, chargé de cours au sein de Cass University. Le calendrier de cette décision est en revanche plus délicat à évaluer. » Car si la transaction se faisait au cours actuel, le contribuable britannique, entré à un cours de 50 pence par action, serait largement perdant ; l’action de RBS flirtant actuellement avec les 23 pence. « Sur le principe d’une vente à un Etat des Emirats, le Royaume-Uni est déjà familiarisé avec ce principe dans la mesure où Abu Dhabi avait investi 1,2 milliard de livres dans Barclays au plus forte de la crise, explique Peter Hahn. Mais si les investisseurs du Moyen-Orient sont extrêmement passifs, leur présence pourrait néanmoins constituer un défi pour les autres actionnaires de ces groupes bancaires, dont le pouvoir d’influence pourrait se retrouver soudainement diminué. »

A lire aussi