L’obligataire de diversification s'étoffe

le 19/12/2013 L'AGEFI Hebdo

La diversification des portefeuilles d’obligations des investisseurs institutionnels n’est plus un mythe. Le règlement laborieux de la crise de la dette grecque en 2011 les a convaincus de ne plus mettre tous leurs œufs dans le même panier, à savoit l’obligataire de la zone euro. «Au total, les positions des grands investisseurs français en obligataire de diversification - c’est-à-dire en crédit américain, en prêts bancaires, en financement de dette privée ou en dette émergente -  représentent désormais 3 % de leur portefeuille obligataire global, à comparer à 0 % en 2010 et à 1 % en 2011», relève Aberdeen. Ce mouvement est en grande partie alimenté par les assureurs, car «certaines caisses de retraites n’ont pas le droit de placer leurs actifs en dette émergente», rappelle Aberdeen qui a mené une enquête auprès de distributeurs de fonds et d’institutionnels européens pour en savoir plus sur leur appétit en dette émergente. L'étude indique que les trois quarts des institutionnels allemands en détiennent, contre 36 % en France ou en Suisse et 28 % en Italie.

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