L’investissement immobilier reste régional

le 03/02/2011 L'AGEFI Hebdo

On les dits impatients d’investir dans l’immobilier. En 2010, une salve a été tirée par le Korean National Pension Service qui s’est porté acquéreur coup sur coup du Sony Center de Berlin et d’une part du centre commercial O’Parinor, en région parisienne. Néanmoins, l’étude de DTZ Research établit que les investisseurs asiatiques affichent dans l’ensemble un net appétit pour leurs marchés domestiques, avec l’an dernier 88 % des transactions réalisées en Asie-Pacifique.

Sur place, tous les plus grands noms de la gestion immobilière y sont. Axa Real Estate (Axa RE), installé à Singapour, détient par ailleurs une plate-forme dans la capitale japonaise. « 

Nous sommes actuellement en train de lancer un fonds sur le bureau à Tokyo destinés aux investisseurs locaux, grâce à notre partenaire Sumitomo Trust Bank, et recherchons la possibilité de mettre en place un portefeuille de créances immobilières dans la région », explique Frank Khoo, head of Asia d’Axa RE. En Chine, l’investissement du gestionnaire porte sur le résidentiel dans des villes de moyenne importance grâce à un partenariat avec Ping An. Cependant, le marché reste difficile. « En raison d’un marché spéculatif, le gouvernement limite le nombre d’acquisitions et le montant injecté, explique Paul-Emmanuel Benachi, du cabinet d’avocats LPA.Par ailleurs, une lourde fiscalité pénalise toute détention de court terme. » Du coup, les investisseurs chinois optent pour une diversification en dehors de leur marché domestique, tout en restant dans la zone Asie.

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