L’Inde et ses problèmes structurels

le 15/09/2011 L'AGEFI Hebdo

L’Inde est moins bien positionnée que son voisin chinois. La hausse du PIB a ralenti à 7,7 % au deuxième trimestre en glissement annuel, contre 8,5 % en 2010-2011 (d’avril à mars), et l’inflation est bien installée (9,22 % en juillet, après un plus haut de 10,88 % en avril 2010, largement au-dessus de la zone de confort de la banque centrale de 4 % à 6 %). La croissance reste forte, mais les économistes ont revu leurs prévisions pour 2011-2012 et 2012-2013 à la baisse. Le pays paie le prix de l’incertitude créée par l’inflation, du resserrement de la politique monétaire (le taux d’intérêt de référence a été porté à 8 % fin juillet, soit 325 points de base de plus qu’en janvier 2010), de la baisse des dépenses budgétaires (le gouvernement prévoit de réduire le déficit de 4,7 % du PIB en 2010-2011 à 4,6 % en 2011-2012, ce qui implique des efforts supplémentaires au deuxième semestre, selon Morgan Stanley), du manque d’investissements et des goulets d’étranglement qui en résultent. A ces contraintes domestiques s’ajoute désormais le ralentissement en cours aux Etats-Unis et en Europe. « Les effets financiers pourraient être plus importants que les conséquences pour le commerce, estime Chetan Ahya, économiste de Morgan Stanley. Le déficit courant est de plus en plus financé par de l’endettement et des capitaux volatils. Si les flux se tarissent, cela aura un impact négatif sur la liquidité, déjà très réduite. »

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