L'inaction de la BCE suscite l'agacement

le 13/06/2013 L'AGEFI Hebdo

Attentisme. L'effet Draghi et les espoirs placés à partir de l'été 2012 dans le lancement des OMT (outright monetary transactions) par la Banque centrale européenne ont épuisé leurs effets, à en croire plusieurs commentaires de marché. L'explication de texte à l'issue de la dernière réunion du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) du 6 juin, fournie par le président Mario Draghi (photo), a inquiété et agacé bien plus qu'elle n'a rassuré les investisseurs pour qui « promettre c'est bien, agir c'est mieux ». Taux de la facilité de dépôt négatif qui aurait autant d'avantages que d'inconvénients, achats d'ABS (asset-backed securities) adossés à des prêts aux PME difficiles à mettre en œuvre dans des marchés qui n'existent pas dans tous les pays de la zone euro..., la BCE apparaît « coincée » et sa boîte à outils vide. « Comment affirmer que le programme d'achats OMT a apporté une stabilité aux marchés mondiaux alors qu'il n'a même pas été lancé », indique une note de banque. « BCE, l'inaction comme stratégie », titre une autre étude bancaire qui donne des explications « à cette stratégie attentiste, pour ne pas dire passive ». Les analystes sont en train de descendre Mario Draghi de son piédestal.

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