L’impact démographique fait débat

le 02/12/2010 L'AGEFI Hebdo

L’allongement de l’espérance de vie en France, comme dans la plupart des autres pays développés en zone euro et aux Etats-Unis, a-t-il un impact sur les flux en direction des marchés d’actions et sur leur appréciation ? Le débat n’est pas tranché. Selon la thèse souvent présentée par les institutionnels, le vieillissement de la pyramide des âges joue négativement. « La croissance de la population qui part à la retraite est un vent contraire à la valorisation », estime Bernard Aybran, directeur de la multigestion d’Invesco Asset Management. Plus les échéances à honorer approchent, plus l’allocation d’actifs devient sécuritaire et liquide et plus les actifs risqués, telles les actions, sont écartés des portefeuilles des fonds de pension et des assureurs. A contrario, « en favorisant les placements à long terme, une espérance de vie plus longue devrait logiquement avantager les actions », commente Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants. A ceci près que « nous n’anticipons pas notre étirement de vie... ». Pour sa part, Florence Legros, professeur à l’université Paris Dauphine, considère que « le vieillissement de la population n’a pas d’impact » sur l’allocation d’actifs des placements des épargnants. « Cela dépend des aléas de la vie et des contraintes de financements immédiates de chacun. » Le jeu du hasard.

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