L'immobilier résidentiel est le parent pauvre des investisseurs institutionnels

le 31/01/2013 L'AGEFI Hebdo

Pierre ponce. Faire revenir les investisseurs institutionnels sur le marché de l'immobilier résidentiel, c'est un des leviers que les pouvoirs publics aimeraient actionner pour mettre un terme à la crise du logement en France. « 

En vingt ans, leur part dans le parc privé est tombée de 25 % dans les grandes villes à moins de 4 % aujourd'hui », indique une étude de l'Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF). C'est à partir du milieu des années 90 que les investisseurs institutionnels ont délesté leurs portefeuilles des actifs résidentiels. Et parmi les multiples véhicules immobiliers existants, les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) ont été les seules à investir dans le résidentiel, les OPCI (organismes de placement collectif en immobilier) ou les SIIC (sociétés d’investissement immobilier cotées) y consacrant une part marginale de leurs actifs. Pour ce qui est des compagnies d'assurances, elles se sont débarrassées des trois quarts de leur parc entre 1992 et aujourd'hui. De 100.603 logements en 1992, les assurances sont revenues à 29.454 habitations fin 2010, indique le document de l'IEIF. Parmi les actifs immobiliers des institutionnels français, 15 % sont du résidentiel.

A lire aussi