L'immobilier américain reste empêtré dans le marasme

le 20/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Histoire. Le retournement du marché immobilier américain à l’origine de la crise économique et financière est maintenant bien connu. Standard & Poor’s, qui publie les indices Case-Shiller des prix des maisons aux Etats-Unis, en recense l’histoire dans son bilan immobilier 2010. Les toutes premières alertes sont apparues à Détroit et à Boston fin 2005. Mais c’est au cours du printemps et de l’été 2006 que le retournement du marché au niveau national devient manifeste. Le repli est rapide et, en janvier 2007, les prix deviennent négatifs. Trois ans plus tard, leur déclin, exprimé en taux annuel, n’est pas terminé. Le record en taux annuel a été atteint en janvier 2009 : -19,4 % de baisse. Par rapport au point haut de la bulle (été 2006), les prix ont baissé d’un tiers en moyenne nationale. Dans certaines villes, l’effondrement est colossal. A Las Vegas ou Phoenix, les prix immobiliers ont baissé de plus de 55 %. L’avenir reste sombre. L’illusion d’un sursaut du marché entretenu par une carotte fiscale accordée aux accédants à la propriété début 2010 a fait long feu et le marché a repris sa tendance baissière.

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