L'euro pâtit de la dégradation économique et politique en Grèce et en Espagne

le 24/05/2012 L'AGEFI Hebdo

Contagion.

La condition pour que l’euro subisse une correction vis-à-vis du dollar est que la crise économique et financière prenne un tour aigu. Par rapport à début mai, la monnaie unique a baissé de 4 % contre le billet vert. Il faut dire que la zone euro est devenue une zone de turbulences ; les mauvaises nouvelles ne cessant de s’accumuler. L’impasse politique en Grèce avec un nouveau scrutin prévu le 17 juin s’accompagne de retraits paniques (bank run) de leurs dépôts de la part des épargnants. Les rumeurs de plus en plus insistantes - y compris dans les milieux officiels - de sortie de la Grèce de l’euro ont jeté de l’huile sur le feu. En Espagne, les informations là aussi à propos d’un bank run concernant Bankia - un regroupement de caisses d’épargne en très mauvaise santé - ont accentué le trait. Les mauvaises nouvelles sur le front de la conjoncture indiquant que plusieurs pays européens (les pays du sud de la zone mais également les Pays-Bas) sont entrés en récession ajoutent à la défiance envers l’euro. La correction de la monnaie européenne la maintient toutefois largement au-dessus de son niveau lors de sa création en 1999.

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