L’économie chypriote en chiffres

le 31/01/2013 L'AGEFI Hebdo

Reçue à l’examen d’entrée dans l’euro le 1er janvier 2008 avec les félicitations de la Banque centrale européenne, l’économie chypriote accumule les trimestres négatifs d’évolution du PIB. En glissement annuel, la récession tourne autour de 2,5 % et les rares conjoncturistes qui se risquent à faire des prévisions n’envisagent pas de retour au-dessus de zéro avant fin 2014, selon l’agence Bloomberg. Le déficit public était de 6,5 % du PIB en 2011 et l’administration Cristofias a reçu le soutien d’un prêt de Moscou de 2,5 milliards d’euros pour faire les fins de mois, montrant tout l’intérêt porté par la Russie à Chypre qui a accueilli 15.000 migrants russes ces dernières années. A 10 %, le taux d’imposition des sociétés est un des plus faibles de l’Union européenne et a attiré de nombreuses sociétés étrangères, tout particulièrement russes. Pour l’avenir, Chypre garde un œil sur les monumentales réserves de gaz trouvées en mer Méditerranée au large d’Israël et du Liban. Des réserves qui aiguisent les appétits.

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