L’appoint des couvertures

le 31/10/2013 L'AGEFI Hebdo

Les investisseurs entendent principalement faire face à la perspective de hausse des taux en modifiant leurs allocations, mais ces stratégies sont complétées par diverses techniques de couvertures. Ainsi, pour désensibiliser le portefeuille au risque de taux, il est possible de vendre du Bund tout en achetant une obligation crédit.

Elles utilisent au besoin les dérivés. « Anticipant la baisse de la liquidité, nous avions notamment acheté des options pour protéger nos portefeuilles, ces stratégies nous ayant coûté d’autant moins cher que le marché dans son ensemble tablait sur une liquidité durable », indique Vincent Chailley, directeur de la gestion chez H2O AM. Pour réduire les durations des portefeuilles, il est possible de recourir aux « swaptions » et aux ventes d’obligations forward. Pour se donner de la flexibilité dans des marchés incertains, JPMorgan AM a pris des positions short (vendeuses) synthétiques. Les dérivés de crédit servent également à neutraliser le risque de taux. « Nos produits à base de dérivés de crédit sur indices ont permis à nos investisseurs en obligations à haut rendement d’éviter les pertes liées à la remontée des taux américains en début d’année », indique Arnaud Faller, directeur des investissements chez CPR AM.

Mais les investisseurs peuvent aussi choisir des sous-jacents qui, en soi, représentent une couverture contre les hausses de taux, comme les instruments à taux variable. « Ils nous feront bénéficier de la hausse des taux progressive sans risque de taux, comme par exemple les ‘constant maturity swaps’ (CMS), ou, synthétiquement, un achat d’obligation assorti d’un 'asset swap' », explique Olivier Fouchet, responsable du portefeuille obligataire chez Allianz France. L’investisseur s’intéresse aussi aux obligations indexées sur l’inflation.

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