L'ajustement de l'immobilier résidentiel se poursuit en France

le 07/11/2013 L'AGEFI Hebdo

Effritement. La baisse des prix de l'immobilier résidentiel se poursuit en Europe, mais la stabilisation du marché n'est plus très loin, indique un document de recherche de Standard & Poor's (S&P). Pour 2013, le marché est fragmenté en deux zones distinctes : les baisses avec l'Espagne (-8 %), l'Italie (-5 %), les Pays-Bas (-3,5 %) et la France (-3 %), et les hausses avec l'Allemagne (4 %), le Royaume-Uni (5 %) et la Belgique (2 %). Pour ce qui concerne le marché français, S&P signale que le volume de transactions a baissé de 20 % par rapport à 2011 et que les primo-accédants ont pratiquement disparu depuis 2012. Les ratios prix/revenus (130) et prix/loyers (140) par rapport à leur moyenne de long terme (100) calculés depuis 1980 témoignent d'un marché toujours surévalué. Jusqu'à présent, le principal facteur de soutien pour éviter un écroulement du marché a été la politique des banques de baisser les taux immobiliers à un plus bas historique. Une éventuelle hausse de ces taux diminuerait la solvabilité des emprunteurs. La croissance limitée du revenu des ménages et la hausse des taxes sur les transactions immobilières en 2014 (de 3,8 % à 4,5 %) sont l'autre inconnue du marché.

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