Centenaire de L'Agefi - Volet 1

L'âge d'or de la presse française

le 24/02/2011 L'AGEFI Hebdo

L'Histoire de la IIIeRépublique se confond avec une période faste de la presse française. Si faste qu'il est fréquent de qualifier cette période « d'âge d'or ». Jamais auparavant, jamais depuis, les journaux n'ont été aussi nombreux, aussi libres, aussi influents. En 1880, il existait 2.968 publications administrativement déclarées dont un peu plus du tiers à Paris. Vingt ans plus tard, ces chiffres ont plus que doublé tant dans la capitale qu'en province. A Paris, le tirage des quotidiens passe de 2 millions d'exemplaires en 1880 à 5,5 millions en 1914. Jamais non plus la presse et le monde politique n'ont été plus imbriqués au point que le journalisme était considéré à l'époque comme l'antichambre du Parlement. On ne compte plus les journalistes et directeurs de journaux qui ont siégé à cette époque sur les bancs des deux hémicycles. Gambetta, Clémenceau, Briand, Méline, Millerand, Caillaux, Barrès et... Yves Guyot étant les plus connus.

Mais jamais la réputation de la presse et des journalistes n'a été aussi discutée. « J'espère que, le temps et le dégoût aidant, un nouveau journalisme surgira qui ne ressemblera en rien à celui que nous avons le plaisir de posséder. Telle une fleur sort du fumier ! », écrivait au tournant du siècle Henri Maret, un journaliste lui-même converti à la politique.

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