Centenaire de L'Agefi - Volet 12

Le jour où L’Agefi parut deux fois…

le 12/05/2011 L'AGEFI Hebdo

A peine devenu propriétaire de L’Agefi début 1997, Philippe Micouleau doit affronter un conflit avec le syndicat CGT du Livre. Dans son plan de redressement, il est prévu de changer d’imprimerie. Pour deux raisons : l’imprimerie historique de la rue du Croissant dans le IIearrondissement de Paris ne dispose pas des machines pour imprimer la nouvelle formule de L’Agefi en petit format et ses tarifs sont trop élevés.

Ce premier conflit qui durera plusieurs mois se double d’un second à propos du sort des ouvriers du Livre affectés à la mise en pages de L’Agefi. Philippe Micouleau avait négocié avec le syndicat un accord secret prévoyant le reclassement des ouvriers typographes à des postes de secrétaires de rédaction. Tollé du côté des journalistes lorsqu’ils découvrent le contenu de cet accord.

Au cours de ce bras de fer, les ouvriers du Livre sortiront à la mi-mai une édition pirate de L’Agefi. Un soir, après avoir « récupéré » sans autorisation les fichiers informatiques contenant les articles du lendemain, ils imprimeront, en grand format et grossièrement mise en page, une édition non autorisée du journal sur les rotatives de l’imprimerie de la rue du Croissant pendant que sortira, parallèlement, de la nouvelle imprimerie l’édition officielle en petit format.

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