Indicateur avancé

le 14/07/2011 L'AGEFI Hebdo

Elle est comme ça la Banque centrale européenne : elle piaffe d’impatience à l’idée de relever son taux directeur car il y a toujours quelque part un chouïa d’inflation qui pointe son nez. Déjà en 2008, elle était persuadée (ses dirigeants ou ses économistes ?) qu’une spirale inflationniste menaçait. Les cours du pétrole avaient doublé en un an et tiraient les sacro-saints indices de prix à la hausse. Elle avait relevé son taux refi de 4 % (en pleine crise financière !) à 4,25 % en juillet. Avec la faillite de Lehman à la mi-septembre, on sait qu’elle n’a pas eu le temps de le relever une seconde fois. Cette année, elle aura réussi deux hausses de suite, en dépit d’un contexte assombri qui fait craindre un double dip (double creux) et une deuxième phase de la crise commencée il y a quatre ans. Si tel était le cas, 2008 aura été une erreur, mais 2011 une faute.

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