Rencontre avec... Patrice Etlin, managing partner d’Advent International pour l’Amérique latine, président de la Latin American Private Equity & Venture Capital Association (Lavca)

« Il reste très important de contrôler la gouvernance »

le 14/02/2013 L'AGEFI Hebdo

Vous gérez le cinquième fonds d’Advent en Amérique latine (1,65 milliard de dollars levés en 2010). Comment avez-vous traversé les crises de la fin des années 90 ?

Entre 1992 et 2000, les fonds de private equity ont investi environ 12 milliards de dollars en Amérique latine (5 au Brésil, 5 en Argentine et 2 dans les autres pays), misant sur une croissance, une inflation et des monnaies (calées sur le dollar) stables, ainsi que sur l’ouverture future de marchés de capitaux. Bien sûr, rien ne s’est déroulé comme prévu, mais nous avons mieux résisté que d’autres grâce à une importante équipe locale et des opérations très ciblées, moins « leveragées », toujours en majoritaire afin d’avoir le contrôle de la gouvernance. Ce dernier point reste indispensable dans les pays émergents.

Quelle est l’évolution majeure du marché ?

Le Brésil a regagné de l’intérêt à partir du moment où les marchés de capitaux ont commencé à s’y organiser. Il n’y avait eu que sept introductions en Bourse entre 1994-2004, il y en a eu plus de 200 depuis 2005... Mais l’attention des investisseurs est en train de dévier vers d’autres pays de la région depuis maintenant un an, notamment la Colombie, le Pérou et le Mexique.

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