Rencontre avec... Jean-Paul Parayre, président du conseil de surveillance de Vallourec

« Il faudrait tenir compte des particularités sectorielles »

le 29/03/2012 L'AGEFI Hebdo

Avec quatre femmes* sur onze membres dans son conseil de surveillance, Vallourec est largement en avance sur les autres valeurs du CAC 40. Pourquoi ?

Dès 2009, le conseil de surveillance, convaincu qu’une certaine mixité améliorerait la qualité de ses travaux, a décidé de rechercher, pour se renforcer, deux business women, avec un profil précis : des femmes si possible de culture anglo-saxonne, ayant une grande expérience internationale, ayant exercé des responsabilités opérationnelles à haut niveau plutôt dans le domaine de l’énergie et possédant une expertise financière. Nous avons démarré suffisamment tôt, ce qui nous a permis d’accéder à des profils de grande qualité, d'abord des femmes non françaises (elles n’étaient pas autant recherchées alors), puis françaises. Je peux aujourd'hui témoigner que les membres féminins de notre conseil ont une approche exigeante, rigoureuse, parfois innovante, nous poussant à aller à l’essentiel. Nous n'aurons donc pas de difficulté à atteindre le quota de 40 % imposé à partir de 2017. Cette loi était sans doute nécessaire pour vaincre les conservatismes, mais le véritable sujet est de trouver le bon équilibre hommes-femmes, dans chaque entreprise, selon son activité, car le « gisement » n'est pas également doté en talents féminins : l'industrie lourde ne se compare pas aux secteurs de la consommation par exemple, où les femmes sont déjà très présentes comme managers. Il faudrait tenir compte des particularités sectorielles pour appliquer la mixité au sein des conseils.

*Vivienne Cox et Alexandra Schaapveld, nommées en 2010 ; Anne-Marie Idrac et Pascale Chargrasse, nommées en 2011.

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