La gestion d’actifs poursuit son redressement dans un environnement incertain

le 21/07/2011 L'AGEFI Hebdo

Rebond. La seconde partie de cette année recèle nombre d’incertitudes pour la gestion d’actifs. Certes, en 2010, le secteur a poursuivi son redressement, comme l’indique la neuvième étude annuelle du Boston Consulting Group (BCG). De fait, la valeur des actifs gérés au plan mondial a atteint le seuil record de 56.400 milliards de dollars, soit une progression de 8 % après avoir déjà connu une croissance de 13 % en 2009. Toutefois, « cette augmentation est principalement liée au redressement ininterrompu des marchés financiers, la collecte nette restant marginalement positive », nuance le BCG. De même, le secteur a de nouveau amélioré sa rentabilité, le niveau de marges opérationnelles ressortant à 33 % en moyenne, soit un gain de deux points par rapport à 2009. Il reste cependant en deçà du niveau d’avant-crise (39 % en 2007).

Dans ce contexte, « malgré un redressement continu, les gestionnaires d’actifs ont toujours des efforts à faire alors que les incertitudes économiques persistent », note le cabinet de conseil. Les défis à relever sont multiples pour les acteurs : outre la question des dettes souveraines à risque, demande accrue pour des produits de plus en plus sophistiqués, multiplication de nouvelles réglementations (Bâle III et Solvabilité II) qui vont les forcer à adapter leurs services et leurs produits et, enfin, concurrence exacerbée. A cela s’ajoutent « des taux d’intérêt chroniquement bas, le risque d’inflation, des bulles potentielles et la volatilité des marchés », poursuit le BCG. Dès lors, les gestionnaires d’actifs devraient pousser leurs pions dans les pays émergents. S’ils ne représentent que 5 % du marché mondial, leur part est appelée à atteindre les 15 % au cours de la prochaine décennie. De même, les acteurs devraient continuer de miser sur la gestion passive et les produits alternatifs alors que la part de la gestion active (80 % en 2010) devrait décliner de 10 % dans les prochaines années autour de 70 %. Avec une croissance de 29 % aux Etats-Unis et de 25 % en Europe en 2010, les ETF (exchange-traded funds) devraient continuer à jouer les premiers rôles.

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