Gestion alternative - Credit Suisse, plus important "prime broker"

le 05/12/2013 L'AGEFI Hebdo

Les cinq plus importants prime brokers du classement Eurekahedge affichent une croissance de leur part de marché de près de 20 points en passant de 48,6 % en décembre 2008 à 66,7 % en août 2013. En tête du tableau, Credit Suisse. L’établissement helvétique affiche une belle ascension en se hissant de la 8e place à la 1re en presque cinq années. Premier du classement fin 2008, Morgan Stanley recule en seconde position

et perd plus de 4 points à 15,2 %. En revanche, si Deutsche Bank garde sa 5e place, le prime broker voit sa part de marché doubler à 10,79 %. Même constat pour UBS qui se maintient en 6e position avec un poids dans le marché qui croît de 5,11 % à 8,43 %. La disparition de Lehman Brothers a permis une redistribution des cartes.

L’ascension de State Street

Quant aux administrateurs, chargés, entre autres, de calculer la valeur des portefeuilles, ils ont vu leur classement quelque peu modifié. En termes d’actifs sous gestion, CITCO se hisse de la 3e à la première place du classement sur une période identique au tableau sur les prime brokers (décembre 2008-août 2013) avec une part de marché de 13 %. Il est talonné par State Street qui pèse 12,7 %. A noter que cet acteur était absent du classement des neuf premiers établissements en décembre 2008. Cette maison doit cette ascension au rachat, en 2010, de Mourant International Finance Administration. Alors que la plupart des administrateurs du top 5 en 2008 ont réussi à conserver leur part de marché au cours des années, certains ont néanmoins décroché en raison d’une baisse des actifs gérés par leurs clients. Ainsi, HSBC a chuté à la 4e place, passant de 14,2 % des parts de cette industrie à 6,7 %. En 2012, HSBC a fermé son unité d’administration de fonds aux Etats-Unis, pour l’implanter en Irlande dans le but de contrôler les coûts et de recentrer cette activité.

Les stratégies « long/short » sollicitées

Les flux d'actifs ont été orientés vers les gérants spécialisés dans le long/short actions avec 1,4 milliard de dollars injectés dans cette stratégie sur le seul mois d’octobre. Ces spécialistes ont attiré au total 67,1 milliards de dollars de janvier à fin octobre à la faveur d’un regain d’appétit des investisseurs pour le risque dans un marché qui prend mieux en compte les fondamentaux des entreprises.

Les fonds multi-stratégies attirent également l’intérêt des investisseurs avec une collecte positive nette de 400 millions de dollars en octobre. A fin octobre,

les actifs sous gestion totaux de cette stratégie représentaient 303,6 milliards de dollars, très légèrement en-dessous de leur sommet historique atteint en août 2011 à 304,2 milliards. Les stratégies sur les taux affichent encore des flux entrants nets de plus de 35 milliards de dollars depuis janvier, à 149,1 milliards de dollars à fin octobre, malgré des performances en retrait. Toutes stratégies confondues, les flux nets ont atteint 1,2 milliard de dollars sur le seul mois d’octobre.

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