La France, le (nouvel) homme malade de l’Europe

le 05/12/2013 L'AGEFI Hebdo

Il n’y a pas qu’en France que le gouvernement français souffre de désamour. A Bruxelles et Berlin aussi, l’inquiétude, longtemps tue, commence à se manifester plus ouvertement. « Les Allemands sont très inquiets de l’incapacité [du gouvernement français] à réformer », explique une source à la Commission. « On est passé de l’inactivité frénétique avec Nicolas Sarkozy au mouvement honteux avec François Hollande », tranche sans pitié ce haut fonctionnaire. « Quand nous parlons aux gens de Pimco », rapporte-t-on dans l’entourage du président du Conseil, « ils ne s’inquiètent pas du problème espagnol ou italien mais de la situation française ». Paris aurait même fini par s’aliéner la sympathie du Sud dont il comptait faire un allié pour modérer l’orthodoxie allemande. « Quand les Espagnols comparent ce que les Français devraient faire et ne font pas à ce que, eux, ont dû endurer, ils finissent par éprouver du ressentiment. »

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