Les Français à la diète

le 12/04/2012 L'AGEFI Hebdo

C’est la mauvaise nouvelle de la fin de l’année 2011. Le revenu disponible brut (RDB) des ménages français (63 % de revenus d’activité + 25 % de prestations sociales + revenus du patrimoine – impôts directs et cotisations sociales) ne progresse quasiment plus. Son dérivé, le pouvoir d’achat du RDB (défalqué de l’inflation) calculé par l’Insee, a enregistré au second semestre une évolution nulle (sous sa forme « ajusté »), et même négative dans la version « par unité de consommation ». Certes, sur l’ensemble de 2011, le pouvoir d’achat progresse encore d’un peu plus de 1 %, un chiffre tout de même divisé par deux quand il est calculé par « unité de consommation ». Au cours des dix dernières années, rappelle l’institut de conjoncture Xerfi, le pouvoir d’achat progressait en moyenne de 2,2 % l’an. Cette moyenne appartient au passé car pour 2012, les économistes tablent au mieux sur une croissance zéro du revenu des ménages français. Faut-il craindre une chute à la britannique ? Outre-Manche, le RDB réel a diminué de 1,2 % l’an dernier, le plus fort recul jamais enregistré en 35 ans. Une baisse semblable n’est pas attendue en France, explique Dominique Barbet, économiste à BNP Paribas : « Un léger recul du pouvoir d’achat devrait être compensé par une baisse du taux d’épargne aujourd’hui à un niveau record de 16,8 % du RDB. »

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