FourPoints IM construit une architecture « en nuage »

le 01/11/2012 L'AGEFI Hebdo

Née d'une fusion récente, la société de gestion bâtit un outil fondé sur une infrastructure et des applicatifs externalisés.

Lors de la fusion, nous avons mené une réflexion autour de notre système d'information : qu'est-ce qui doit relever du progiciel et de l'outil propriétaire ? expose Benoît Flamant, directeur gestion technique et directeur des systèmes d’information chez FourPoints Investment Managers. Le problème du progiciel, c'est qu'il est toujours nécessaire d'ajouter des développements spécifiques pour répondre aux besoins de personnalisation, ce qui conduit souvent à la mise en place de véritables usines à gaz, difficiles à maintenir et, surtout, à faire évoluer. »

Mutualisation

Cette nouvelle société de gestion résulte en effet de la fusion, en mai 2012, de PIM Gestion France et IT Asset Management. Ces deux acteurs présentaient des différences marquées en termes de systèmes d'information. D'un côté, PIM Gestion doté d'une informatique « on premise », c'est-à-dire essentiellement constituée de progiciels, dont GPMS pour la gestion proprement dite (le « front-to-back ») et Digiterre pour le CRM (gestion de la relation client). D’autre part, IT Asset Management avait une informatique reposant sur un outil développé en interne et répondant à tous les besoins : CRM, contrôle de gestion, opération de middle-office... « Une informatique 'on premise' oblige à construire une architecture dans les règles de l'art : un serveur applicatif, répliqué par un autre serveur en cas de problème, auxquels s'ajoutent un troisième serveur pour la synchronisation avec les capacités réseaux et un quatrième destiné aux sauvegardes sur support physique, précise Benoît Flamant. On arrivait donc à quatre serveurs à maintenir pour seize personnes, ce qui était un peu surdimensionné. »

Chez IT Asset Management, point de serveur mais une architecture mutualisée, hébergée chez un prestataire externe, Links SI, et reposant sur une infrastructure Citrix. Un choix assumé d'informatique dite « dans le nuage », le cloud computing, c'est-à-dire totalement externalisée et maintenue par un prestataire externe. « Le 'cloud computing' correspond à une logique de mutualisation des ressources informatiques et d'externalisation de certains processus pour en améliorer l'efficacité, ce qui est encore mal compris par les PME, et donc les petites sociétés de gestion », souligne Benoît Flamant.

Solution Saas

Il a donc été décidé de retenir l'outil interne de IT Asset Management pour les processus middle-office. « Nous allons bien évidemment coder dans notre système interne certains processus en vigueur chez PIM Gestion, beaucoup plus évolués que ceux d’IT Asset Management », indique Benoît Flamant. Par exemple, la gestion du cash est beaucoup plus rigoureuse avec des contrôles supplémentaires. De même, le processus de conformité est plus structuré. Pour la gestion de la relation client, il a été décidé de recourir à la solution Saas (Software as a Service - logiciel accessible en ligne sans installation, le contraire de on premise donc, NDLR) de l'éditeur américain SalesForce. Son déploiement est en cours. « La solution de Salesforce est très orientée réseaux sociaux avec des extensions natives vers LinkedIn ou Twitter par exemple, ajoute Benoît Flamant. Les jeunes générations sont très sensibles à l'utilisation de ces outils basés sur les réseaux sociaux. Et ceux-ci représentent un fort potentiel en termes de communication et de fidélisation des clients. »

Pour la messagerie, c'est Zimbra, une solution libre (open source) et en mode Saas, déjà déployée chez IT Asset Management, qui a été retenue pour des raisons de coûts et de flexibilité. Zimbra est une solution de messagerie incluant, en option, l'archivage légal qui est exigé par la Securities and Exchange Commission auprès de laquelle Fourpoints Investment Managers est enregistré. Le mode Saas permet de se connecter à cette messagerie à tout moment et via n'importe quel type d'appareil. La solution Exchange de Microsoft utilisée par PIM Gestion, accessible également en mode Saas si besoin est, aurait néanmoins nécessité des développements spécifiques pour des questions de sécurité relatives aux smartphones autres que les Blackberry, dont les utilisateurs souhaitent justement se débarrasser. « Pour le renouvellement de notre flotte de terminaux mobiles, nous avons opté pour une approche BYOD (Bring Your Own Device - utilisation professionnelle des outils personnels, NDLR), car les réductions accordées aux particuliers sont beaucoup plus intéressantes, entre autres », conclut Benoît Flamant.

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