Les fonds publics à la rescousse du privé

le 26/04/2012 L'AGEFI Hebdo

En attendant le Fonds Vert décidé par l’Organisation des Nations unies (ONU) fin 2011 et devant recevoir 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, la Banque Mondiale vient d’annoncer un véhicule de 50 millions d’euros pour faire émerger des projets de réduction des émissions dans les pays les moins avancés. Tout récemment est parue aussi l’annonce d’un fonds carbone pour l’Afrique, de 45 millions d’euros, à l’initiative de CDC Climat, de Proparco et de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

De quoi relayer des fonds privés en nette raréfaction. « Nous n’avons jamais investi dans les projets de type MDP (Mécanisme de développement propre) ni dans des entreprises dont l’activité est liée au seul sujet des permis carbone, compte tenu des faiblesses des différents systèmes, indique par exemple Khiem Le, gérant du fonds Global Environment chez Axa Framlington. Nous ne misons qu’indirectement sur le prix du CO2, en investissant dans des entreprises actives dans les énergies renouvelables, comme l’éolien et le photovoltaïque : en effet, même si le prix du CO2 baisse, les subventions allouées aux énergies renouvelables sont suffisamment élevées pour qu’elles gardent leur raison d’être (face aux énergies fossiles). Toutefois, notre fonds a tout de même été impacté par la baisse des prix du carbone, les investisseurs faisant l’amalgame entre le carbone et les projets ‘cleantech’. Les actifs de notre fonds, suite aux rachats et à cette baisse des marchés, ont diminué de moitié environ par rapport à leur plus haut. »

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