Le fonctionnement du FESF doit encore être précisé

le 03/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Compléter. L’accord trouvé entre les chefs d’Etat européens dans la nuit du 26 au 27 octobre ne répond pas à toutes les questions. Le futur rôle du Fonds européen de stabilité financière (FESF) est encore flou. Il pourra, au choix, servir d’assureur sur le marché primaire de la dette souveraine, ou abonder un véhicule ad hoc (baptisé « Spiv ») ouvert à des capitaux non européens. La force de frappe effective du FESF doit aussi être précisée. L’effet de levier appliqué aux garanties données par les pays de la zone euro serait de 4 à 5 fois, aboutissant à une puissance d’intervention de 1.000 milliards d’euros, chiffre évoqué lors du sommet européen. En tout état de cause, si cette somme n’est pas suffisante pour restaurer la confiance, ce sera de facto à la Banque centrale européenne de continuer d’endiguer la contagion. Ce qu’elle fera de toute façon pendant plusieurs semaines encore : le nouveau dispositif ne sera pas tout de suite opérationnel même si, cette fois, un nouveau passage devant les Parlements nationaux n’est plus nécessaire.

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