Exutoire

le 24/10/2013 L'AGEFI Hebdo

« L'euro est trop cher, trop fort et un peu trop allemand... Il faudrait qu'il soit un peu plus italien, français et européen », a expliqué Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, dans un entretien accordé au Parisien. Le ministre estime que l'euro est trop élevé et considère qu'une baisse de 10 % du taux de change par rapport au dollar permettrait d'accroître la croissance de 1,2 point de pourcentage, de créer 150.000 emplois et de réduire le déficit public de 12 milliards d'euros. Tout ça d'un seul coup. Outre que le dollar n'est pas la seule devise avec laquelle les entreprises françaises commercent et que les banquiers centraux ont pour habitude de regarder le taux de change effectif réel (contre un panier large de devises, ce qui donne une tout autre image de l'euro), ces propos annoncent les élections européennes du printemps prochain. Ailleurs, en Europe du Nord, c'est le « moins de Commission européenne » qui a les faveurs des ministres et « plus d'initiatives aux gouvernements nationaux ». Le principe de subsidiarité en quelque sorte.

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