Un exemple pour le Portugal ?

le 28/11/2013 L'AGEFI Hebdo

Le Portugal attend de voir si l’Irlande réussit à regagner complètement son accès aux marchés, avant de décider comment sortir de son propre programme mi-2014, a déclaré son ministre de l’Economie, Antonio Pires de Lima. Mais un programme de précaution doit être mis sur la table, a-t-il précisé. Grâce à ses émissions à 5 ans en janvier et à 10 ans en mai, Lisbonne a couvert une partie de ses besoins de financement à court terme, mais prévoit d’émettre 10,7 milliards d’euros l’année prochaine. Or à cause de la crise politique de cet été (L’Agefi Hebdo du 12 septembre), les taux d’intérêt à 10 ans sont à un niveau prohibitif (près de 6 %). Moody’s, Standard&Poor’s et Fitch notent le Portugal en catégorie spéculative, et ces deux dernières ont même une perspective négative. D’où l’importance pour Lisbonne de respecter ses objectifs de déficit budgétaire (5,5 % du PIB cette année et 4 % l’année prochaine), de compenser l’éventuel rejet de mesures de consolidation par la Cour constitutionnelle tout en préservant la croissance (0,8 % prévue en 2014). Plusieurs économistes estiment que plus qu'un programme de précaution, le Portugal pourrait avoir besoin d’un nouveau plan d’aide.

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