Les Etats-Unis aussi

le 30/08/2012 L'AGEFI Hebdo

Mur ou falaise de la dette, impasse budgétaire... Les expressions imagées se multiplient outre-Atlantique pour qualifier la situation délabrée des finances publiques. Le débat encombre la bataille entre les candidats à l’élection présidentielle du 6 novembre prochain. Quelques chiffres : un déficit budgétaire fédéral colossal (de 1.300 milliards de dollars ou 9 % du PIB pour l’exercice 2011, de 1.100 milliards ou 7,3 % du PIB pour l’exercice 2012) pour un budget de 3.600 milliards, ou encore une dette publique de 15.900 milliards (73 % du PIB). Plus question cette fois de reporter des décisions douloureuses comme l’an dernier, fruit d’un compromis au Congrès entre démocrates et républicains. Toute une série d’exonérations fiscales (baisse des charges salariales, tax cut Bush...) arrivent à échéance et devraient apporter 600 milliards de recettes, indique Mark Allan, économiste chez Axa IM. Il s’agit de trouver plusieurs points de PIB de réduction du déficit, donc de trouver un nouveau compromis en pleine campagne électorale. Pour corser le tout, il est probable que le plafond de la dette (16.394 milliards) devra être relevé, fin 2012 - début 2013, avant même l’installation de la nouvelle administration.

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