Les équipes d’analystes au cœur du processus de gestion

le 19/07/2012 L'AGEFI Hebdo

Les sociétés de gestion dédient des équipes entières aux obligations

high yield, en général constituées de quatre à cinq professionnels. Les plus importantes, comme celle d’Axa IM, comptent déjà une vingtaine de gérants-analystes. Allianz GI dénombre huit personnes dédiées à ces titres. Des effectifs à la hauteur de l’enjeu. « L’analyse ‘high yield’ est plus intensive que celle sur l’‘investment grade’ compte tenu du profil de risque plus élevé, avec généralement des entreprises non cotées, souvent de taille moyenne et moins diversifiées », souligne Chris Bullock, analyste crédit chez Henderson Global Investors. Ces spécialistes vont scruter les entreprises dans les moindres détails. « L‘analyse ne s‘arrête pas à l‘étude du bilan, des 'cash-flows' et de la liquidité, mais s‘intéresse aussi à la pérennité du ‘business model', à la qualité du management, à la stabilité de la structure actionnariale, sans oublier l‘attention portée sur les 'covenants’ et la documentation obligataire », ajoute Chris Bullock. L’objectif est de bien comprendre la mécanique financière de l’entreprise et de savoir si elle sera capable de rembourser ses dettes. « La performance d’un fonds ‘high yield’ se fait plus en évitant les défauts qu’en cherchant les stars de demain », souligne David Manoux, responsable de l’analyse crédit chez Allianz GI. Nous devons avoir une vision claire de l’évolution de la qualité de crédit de chaque émetteur. Cette analyse doit nous permettre d’apprécier le risque de défaut pour chacun. S’il y en a un, nous n’y allons pas. » Ce professionnel estime qu’à l’heure actuelle, compte tenu de la conjoncture et de la difficulté des entreprises les plus fragiles pour se refinancer, il vaut mieux regarder des entreprises avec peu de levier et des cash-flows positifs.

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