Une épée de Damoclès

le 26/01/2012 L'AGEFI Hebdo

Nombre d’entreprises vont devoir recapitaliser leur fonds de pension. Elles sont confrontées à la baisse des marchés pesant sur la valeur des actifs et à la faiblesse des taux actuariels, qui se traduit par une remontée des engagements de retraite. L’impact comptable (suivant la norme IAS 19) pourrait être « sauvage. D’autant plus si les sociétés abandonnent la méthode du corridor (option de reporter la comptabilisation des profits et des pertes actuariels, NDLR), qui les a aidées, jusqu’à présent, à repousser le jour de la comptabilisation tant qu’il n’y avait pas de surplus théorique », indique Alphavalue. Un amendement de l’IASB (International Accounting Standards Board), publié le 16 juin dernier, prône l’abandon de cette méthode. Ce changement, qui sera appliqué à partir de 2013, va changer radicalement la donne. Par exemple, pour Air France KLM, selon les estimations d’Alphavalue, en supprimant la méthode du corridor et en appliquant des méthodes d’évaluation plus strictes que la compagnie, « la provision liée aux retraites de la société, qui risque un appel de la part du régulateur néerlandais, serait de 3,7 milliards d’euros et non un surplus de 2 milliards comptabilisé à l’heure actuelle ».

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